Le merveilleux Mangabey agile à Dzanga-Sangha

Mangabey
Mangabey

Les mangabeys sont des mammifères de l’ordre des primates appartenant à la famille des Cercopithecinae. Ils sont originaires d’Afrique et on les retrouve généralement dans les forêts tropicales d’Afrique centrale notamment en Guinée équatoriale, au Cameroun, au Gabon, en République centrafricaine, en République du Congo et en République démocratique du Congo. Il existe environ dix espèces de Mangabey (mangabey couronné, mangabey à collier blanc, mangabey huppé etc..), ce sont des quadrupèdes qui mesurent environ 75 cm, ils peuvent peser jusqu’à 14 kg et leur espérance de vie est d’environ 30 ans. Leurs pelages peuvent être brun doré, gris, brun foncé ou noir doux, selon les espèces ou sous-espèces, habituellement avec une couleur plus claire sur le ventre.

Les mangabeys vivent en groupe composé de plusieurs mâles et femelles, un groupe peut comprendre jusqu’à vingt individus et est dirigé par un mâle dominant. La gestation dure environ six mois et la femelle donne naissance à un petit, les jumeaux ont quelquefois été observés mais restent cependant rares. Les jeunes mangabeys ont généralement un pelage plus foncé que celui des adultes. Le mangabey agile a un pelage gris olive court généralement terne, une peau nue au niveau du visage et des pieds noirâtres. Les mâles peuvent mesurer entre 51 et 75 centimètres et peuvent peser d’environ 7 à 14 kilogrammes tandis que les femelles plus petites ne mesurent qu’entre 44 à 55 centimètres et pèsent entre 5 et 7 kilogrammes. Tous les cercocèbes ont une queue plus longue que leur corps, ce qui leur assure un équilibre lors des déplacements et sauts à travers la canopée de la forêt tropicale.

Alimentation

Le Mangabey

Les fruits constituent une partie importante du régime alimentaire du mangabey agile. Ils consomment au moins 42 espèces de fruits différents. Ils se nourrissent des fruits de plusieurs arbres dominants des forêts marécageuses tels que les noix de dika et les prunes sucrées et bien d’autres espèces. La structure dentaire des Mangabeys agiles leurs permettent d’ouvrir des gousses et des fruits durs auxquels de nombreux autres singes ne peuvent pas accéder. Lorsque les fruits se font rares, ils se rabattent sur les pousses de feuilles fraîches de palmiers raphia, les herbes, les champignons, les insectes, certains invertébrés, les œufs d’oiseaux et certains 

vertébrés comme des rongeurs.

Comportement

Mangabey

Bien que généralement arboricoles, ils sont actifs en journée et passent une grande partie de leur temps au sol en particulier pendant la saison sèche On les entend beaucoup plus que l’on ne les voit car à l’approche d’un danger ils disparaissent dans les arbres. Ils communiquent en émettant des cris, qui servent par exemple à rassembler le groupe et maintenir la cohésion sociale. D’autres cris sont émis dans le but d’avertir les membres du groupe d’un potentiel danger.

Menaces et vulnérabilité

Mangabey

Les mangabeys agiles font partie des espèces animales d’Afrique centrale que nous connaissons peu. Il est donc difficile de déterminer leur état de conservation. Mais le simple fait qu’ils soient endémiques à la zone située au nord du fleuve Congo justifie leur protection. La perte de leur habitat est une menace constante pour les mangabeys agiles ainsi que pour toutes les espèces des forêts tropicales d’Afrique centrale. Les Mangabey sont également chassés pour leur viande mais la déforestation reste cependant un des problèmes majeurs auxquels les animaux dans les forêts africaines font face. Parce que les mangabeys sont friands des fruits, ils pillent très souvent

les plantations de fruits et sont souvent vues comme des animaux nuisibles et tués par les populations. Le Mangabey Cercocèbes est répertorié comme menacé par l’Union Internationale pour la conservation de la nature.

Les mangabeys agiles à Dzanga-Sangha

Mangabey

Le Trinational de Dzanga-Sangha offre une occasion unique non loin de la station de recherche de Hokou Bai d’observer de près les mangabeys agiles. De grands groupes de 100 à 300 individus se sont formés, ils peuvent être observés et même photographiés. Ces animaux sont habitués à la présence humaine ce qui rend l’observation beaucoup plus facile, car ils ne disparaissent pas au moindre bruit comme dans la nature.